En plaçant une partie de sa trésorerie sur des produits financiers à risques, Eco-emballages a commis une faute de gestion au regard des règles de rigueur et de prudence qui doivent s'imposer à tous ceux qui gèrent des fonds pour autrui, une rigueur encore plus impérative quand il s'agit d'une structure ayant été agréée pour assumer une mission d'intérêt général.
A cet égard, les associations signataires du présent communiqué, rappellent que les sommes gérées par les éco-organismes intervenant dans le financement de la gestion des déchets ménagers, découlent d'un transfert de la fiscalité locale vers la consommation et sont payées par les consommateurs à travers leurs différents achats.
Ce ne sont donc pas des fonds publics provenant de l'impôt.
Cette défaillance de gestion qui met en évidence des carences, en premier lieu de la gouvernance d'Eco-emballages et des modalités de prise de décisions, implique également et collectivement l'ensemble des acteurs du dispositif, les pouvoirs publics à travers le censeur d'Etat auprès d'Eco-emballages, le Ministère de l'économie et des finances qui a diligenté plusieurs contrôles approfondis notamment en 1999 et 2005, les responsables des différents audits réalisés, y compris récents, qui ont été particulièrement silencieux sur ces questions de placements ……
Les associations signataires du présent communiqué, comme l'Association des Maires de France, ne remettent pas en cause le modèle français des éco-organismes agréés par les pouvoirs publics.
Il s'agit d'un dispositif unique en Europe qui, même s'il n'est pas parfait, a contribué à la modernisation de la gestion des déchets ménagers en France, en impliquant dans la même dynamique et la même responsabilité, l'ensemble des acteurs, tant au niveau national que local.
En conséquence, les associations de consommateurs membres de la Commission consultative pour l'agrément d'Eco-emballages : Confédération Générale du Logement– CGL, Consommation Logement et Cadre de Vie – CLCV Union Nationale des Associations Familiales– UNAF, ont demandé, lors de la réunion du 16 décembre 2008, que:
Cette Instance, représentative des différents acteurs, dotée d'un budget ainsi que des moyens humains et matériels propres, devra notamment disposer du pouvoir de diligenter, en direction des éco-organismes concernés des contrôles, des inspections, des audits et proposer aux pouvoirs publics, des sanctions pour les éventuels manquements qui auraient pu être ainsi constatés.
CONTACTS :
CGL Bernard CASNIN casninb@orange.fr
ASSECO CFDT Gilles COUVRAND couv@wanadoo.fr
CLCV Thierry SANIEZ t.saniez@clcv.org
CSF Elsa COHEN elsa.cohen5@csfriquet.org
INDECOSA CGT Philippe ANTOINE p.antoine@cgt.fr
UNAF Simone SITBON ssitbon@unaf.fr
